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Réussir l'accueil de votre chiot

Enfin, votre chiot est arrivé à la maison. Brutalement, votre boule de poils est baignée dans un univers inconnu.


S’il est d’un naturel timide, votre chiot bichon peut se mettre de lui-même à l’écart, cherchant refuge dans une petite place sous un meuble par exemple. Sa méfiance a pris le pas sur sa curiosité naturelle, il va gémir, ou pleurer.


Qu’allez-vous faire, là tout de suite ?


C’est vous qui vous occuperez de lui pendant les premières semaines, pour qu’il s’intègre plus facilement sans perdre la tête face aux sollicitations forcément différentes des autres membres de votre famille. Alors…


Surtout, n’intervenez pas, attendez patiemment qu’il se calme de lui-même. Sinon il risque de reproduire un attachement du type « chiot/mère-nourricière » avec vous, ce qui ne serait pas idéal pour vos relations futures. Restez calme, ainsi que tout votre entourage, ne lui accordez pas d’attentions particulières, et ne paniquez pas.


Seulement après l’apaisement naturel de votre petit chiot, vous pourrez le câliner. Gardez en tête que la nuit qui arrive va inévitablement être une source d’angoisse pour votre protégé qui risque de clamer son désespoir. Votre façon de réagir à ses pleurs dans la journée conditionne le bon déroulement de cette première nuit. Et des autres !


Limitez les temps de contacts, ne vous occupez pas trop de lui : une petite caresse, une sollicitation pour la nourriture, la boisson, le pipi, son panier, ses jouets, la découverte de son nouvel univers en somme ! Pas facile à appliquer ce genre de conseils, face à cette boule de poils que vous rêvez d’étouffer de câlins, mais comme on dit… « c’est pour son bien »… et le vôtre !


Si le petit chiot reste collé à vos basques il faut très vite le stopper, lui imposer des moments de solitude le temps d’une douche, par exemple, d’un rangement de chambre, d’une descente de poubelles, d’un changement de pièce. Au début il voudra vous suivre, mais vous voyant revenir vite à chaque fois il sera rassuré.


Vous devez maintenir cette attitude à tout prix pour ne pas reproduire le comportement de la mère-nourricière, qui était là pour ses petits 24h sur 24.


D’ailleurs, normalement, elle a déjà entamé le processus de rejet quand il a eu 7 semaines, provoquant le sevrage définitif, car les petites dents de lait sont pointues et les tétées devenues douloureuses. A ce moment elle éloigne ses petits d’un claquement de mâchoires, ne leur permet plus les tétées, se couche à l’écart à une place tranquille et les oblige ainsi à faire seuls leurs expériences. A ce stade il a compris qu’il n’a plus le droit de participer à ce qu’elle fait, car plus il se précipite sur elle et plus elle réagit fortement. Dans la nature, elle se préparerait à une nouvelle naissance, et ses petits seraient pris en charge par la meute où petit à petit, ils s’intégreraient. Il participerait ensuite aux activités des adultes.


Aujourd’hui la meute, pour votre chiot, c’est vous et votre famille !


Pas question de vous transformer en « mère nourricière » pour votre chiot, reprenant l’ancien rôle de sa mère. Vous devez lui faire comprendre très vite que vos activités ne sont pas les siennes. Son champ d’action s’arrête là où commence le vôtre !